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Le cinéma sud-américain sur le devant de la scène

Publié le 9 mars 2009

Lundi 2 mars était présentée la 21e édition des Rencontres du Cinéma d’Amérique latine. Une manifestation très attendue par les Toulousains. En témoignent l’édition 2008 qui a vu défiler dans les salles noires quelques 40 000 personnes. Une manifestation qui se tiendra du 20 au 29 mars 2009.

L’événement se veut « unique et singulier ». C’est ainsi que le définit Esther Saint-Dizier ; présidente d’honneur de l’association organisatrice. D’ailleurs, cette association c’est tout simplement l’Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse (ARCALT).

Cela fait maintenant 21 ans qu’elle présente des films en provenance de tous les pays d’Amérique latine. Bien sûr certains pays sont moins représentés que d’autres ; leur industrie cinématographique étant moins productive. Mais l’objectif est bien de n’oublier personne. Pour 2009, des productions du Nicaragua, du Costa Rica ou encore de Colombie seront diffusées.

Mais qui sera la estrella* de 2009 ? Le cinéma cubain ! Un choix qu’expliquent en cœur le directeur de l’Institut Cervantès, Domingo Garcìa Cañedo, et le président de l’ARCALT, Philippe Courtemanche : « il y a 50 ans, était créé l’Institut Cubain pour l’Art et l’Industrie Cinématographique » (ICAIC _ site en espagnol). L’occasion pour les deux organismes de présenter des expositions d’artistes Cubains mais aussi de mettre en avant un cinéma cubain riche et prolifique.

Pour les yeux du public mais aussi pour lancer de jeunes artistes

Comme l’année dernière, les professionnels et le public primeront les meilleurs films. Mais le festival n’est pas que la projection de films.

Il a également pour vocation d’aider et d’accroître les échanges cinématographiques entre Europe et Amérique latine. Ainsi, les organisateurs ont créés depuis quelques années « Cinéma en construction » et cette année « Cinéma sans frontière » ainsi que « Otra Mirada »*.

Le premier moment est l’occasion pour de jeunes réalisateurs de rencontrer des professionnels qui leur donneront le coup de main financier nécessaire à la diffusion de leur œuvre.

Le second est plus axé sur la coopération entre l’Union européenne et le continent sud américain. L’ARCALT a fait le choix de donner un coup de pouce à 6 jeunes réalisateurs. Des films que des professionnels venant du célèbre festival de San Sebastian pourront voir, juger et pourquoi pas, lancer sur la voie dorée.

Enfin, Otra Mirada* permet de découvrir un cinéma relativement méconnu en Europe.

Depuis la mise en place de ce dispositif, 75 projets ont été présentés à cette assemblée. Sur la totalité, 68 ont pu être diffusés et trois autres sont en préparation pour une prochaine diffusion. Enfin, 20 de ces films ont non seulement été projetés dans certains pays du continent sud-américain mais aussi dans les salles françaises et espagnoles.

Enfin, parmi les nouveautés de cette année, le festival se décentralise. Les films seront donc à voir à Toulouse, dans toute la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées ; « et même dans les régions limitrophes » clame l’ARCALT.

Le festival se veut universel. Les enfants auront aussi leur festival avec des films qui leurs sont adaptés. Certains d’entre eux ont également participés à des ateliers créatifs. Leurs œuvres seront d’ailleurs exposés au public durant les rencontres du cinéma.

Retrouvez tout le programme du festival sur le site.

Et n’oubliez pas les soirées « Ecran libre » au local de FRITURE (22 place du salin) dans le cadre du festival.

Cécile Latinovic

*estrella : « étoile » en espagnol * otra mirada : « autre regard » en espagnol