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8e édition de la Faîtes de l’Image

Publié le 26 juin 2009

La Faîtes de l’image

Le Samedi 4 juillet, dans les rues du quartier des Minimes, se déroule à partir de 16h l’original festival gratuit de la Faîtes de l’image... Pour tous ceux, amateurs et pros de tous âges, débordant de curiosité et d’imagination !
Rencontre avec Pepa Guerrierro Rodriguez (qui fait partie de la coordination générale du festival), qui a accepté de répondre à quelques questions pour vous éclairer...

La Faîte de l’image est produite par l’association Les Vidéophages, mais qu’est-ce que Les Vidéophages ?
Les Vidéophages ont été créés en 2000, par plusieurs fondateurs qui faisaient déjà un métier qui touchait à la visuelle. L’association a pris de l’ampleur, mais garde ses objectifs. Nous essayons de respecter l’esprit de gratuité, possible grâce aux aides de la Mairie de Toulouse, au conseil général de Haute-Garonne.

Qu’est-ce qu’est la Faîtes de l’image ?
À la base la Faîtes de l’image clôture les soirées mensuelles [d’octobre à juin NDLR] où est diffusés le lundi des courts-métrages dits « indépendants ». Ce festival donc, regroupe l’image sous toutes ses formes. Il est court, et concentré en une seule journée, et est itinérant... On essaie de changer de quartier chaque année. L’an dernier nous étions au quartier Saint-Cyprien, cette année nous sommes dans les rues des Minimes. L’entrée est libre et gratuite !

Quels sont les objectifs ?
Il y a plusieurs objectifs : Le principal est de montrer des films de production indépendante, qui ne sont pas dans le circuit commercial. Ils peuvent être réalisés par des jeunes réalisateurs comme par des expérimentés. C’est surtout de l’auto-production. Les réalisateurs ont plus une visée artistique que commerciale. La Faîtes de l’image doit servir de tremplin pour eux.

Autre objectif, on avait envie de mettre à disposition des outils. Ainsi les gens peuvent voir l’exposition, mais aussi la produire eux-mêmes, et c’est tout aussi intéressant.
Enfin, on a envie de créer d’autres espaces de diffusion, de rendre plus accessible l’image.Au cinéma, il n’y a plus de courts-métrages. Où en voir ? À part les festivals, il n’y a pas d’endroit où il en est diffusés.

Les particularités de cette la Faîtes de l’image ?
On sort des espaces de diffusions habituels, ce n’est pas dans des cinémas mais dans des entrepôts, des cafés, des jardins ou dans la rue. Pour ce festival, on a un thème « évolution et révolution ».

Pourquoi un thème ?
Car ça nous permet de lier les projets. On leur donne un peu un cadre, bien qu’ils restent libres, et cela nous aide à choisir le grand film.

Comment cela se déroule ?
Des expos commencent dès 14h. L’après-midi, des amis, des associations, des fidèles qui reviennent chaque année présentent des ateliers :
-Les ateliers d’Image Fixe : utilisation de pochoir par exemple ;
-Ceux de l’image animée : création de film à partir d’un modèle de film super 8 (forme de pellicule), un atelier propose de former un film à partir de morceaux de films recomposés.
-Ceux du Volume, comme l’atelier maquillage ou mosaÎque dans lesquels les gens apprennent et découvrent des véritables techniques de cinéma. Tous les films produits sont diffusés le soir, les images fixes exposées.

À 19 h, on fait un repas de quartier, on amène les gens à apporter leur pique-nique et à manger dans une ambiance conviviale. On a vraiment envie que les gens mettent la main à la pâte.

De 20h à 21h30, c’est l’heure de l’apéro concert auquel on tient. Ensuite, nous lançons spectacles et musiques (comme l’équipe des Figues de barbaries le fait).
Les installations peuvent être des performances d’acteurs, les gens déambulent un peu partout, selon leurs envies. Il y a vraiment de tout, des productions géantes, une animation musicale, des diapositives.

À 22h on commence les films (qui ce ne sont pas des films de romance, des histoires, mais des courts-métrages). Nous avons 6 écrans thématiques. Deux sont des nouveautés : Celui dédié à la danse et celui dit « belge ». Lors de notre voyage autour de l’image (qui se produit tous les 2 ou 3 ans) on va dans un pays européen avec nos films, nos courts-métrages et nos ateliers. L’an dernier, nous sommes allés à Bruxelles.Cette année c’est à leur tour de venir en France avec leurs films.

L’écran best of Vidéophages revient chaque année, il diffuse les films qu’on a préférés lors des soirées mensuelles.Nous avons un écran sur lequel on diffuse des vieux dessins animés et de vieux extraits de films, et nous avons un écran clip (sélection de clips).

Enfin, notre grand écran diffuse un film format cinéma, cette année c’est « De l’autre côté » de Fatih Akin. Il sort du système de l’auto-production, mais ce n’est pas une grosse production non plus. On essaie de retrouver le cinéma en plein air. Et pour finir, du Vee Jay

Pourquoi avoir choisi les Minimes ?
Nos soirées mensuelles se faisaient avant, devant le « petit diable », mais ce dernier a dû fermer, donc on a cherché un autre endroit, et on a trouvé les Pavillons sauvages, à un squat d’artiste, aux vues écologiques, solidaires, et culturelles, officialisé par la mairie. Le défaut, c’est qu’il faut vraiment annoncer où l’on est. Lorsque nous étions dans les Jardins Raymond VI, Les visiteurs nous trouvaient plus facilement, même par hasard ! (Pour se faire connaître beaucoup d’argent est dépensé, on prévient la presse).

Quels messages souhaitez-vous vraiment faire passer ?
Même un court-métrage fait par un amateur, c’est intéressant de le voir. Vous aussi vous pouvez créer quelque chose !

Mélanie Brisard (14 ans)