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Tarn

ADEART : « Notre capital : Plus de 300 paysans Tarnais solidaires de votre projet »

22 décembre 2007

L’ADEAR du TARN (ADEART : association pour le développement de l‘emploi agricole et rural Tarnais) a été fondée en 1992. Comme toutes les ADEAR, qui sont une soixantaine en France, elle a un lien statutaire avec la confédération paysanne, qui dispose de 60% des sièges au conseil d’administration. En fait, l’ADEART a été une des première a avoir un fonctionnement autonome de la Conf, tout en gardant cette complémentarité avec la Conf :
« Nous oeuvrons tous pour le développement de l’agriculture paysanne : La confédération Paysanne sur le plan syndical, l’ADEART sur les actions de développement ».

En 1996, l’ADEART conventionne avec son Conseil Général pour un programme de promotion de l’agriculture paysanne. En 2003, elle obtient un second conventionnement du département, sur le budget insertion, afin d’accompagner les installations agricoles de 20 bénéficiaires du RMI par an. La même année, elle est habilitée par la région Midi Pyrénées à instruire les dossiers de préinstallation et obtient une aide de l’état (PIDIL) pour l’accompagnement de porteurs de projets agricoles hors DJA et la structuration d’un réseau de tuteurs paysans.

Pour 2007, l’ADEART a accueillit 60 porteurs de projets, 20 sont installés en 2007, ou vont s’installer en 2008.
L’ADEART accompagne chaque année la création de 15 emplois paysans.
La totalité des candidats ne sont pas issus du milieu agricole, il y a autant de femmes que d’hommes. Les candidats ont entre 19 et 53 ans. Ils sont demandeurs d’emploi, étudiants, ou en reconversion professionnelle. La grande majorité s’installe « en BIO » avec ou sans mention AB, beaucoup se contentent de la marque « Nature & Progrès ».

4 exemples d’accompagnements :

Cathy s’installe en poulets BIO, elle bénéficie d’une vente à échéance d’un propriétaire. A la signature de l’acte, elle est propriétaire du bien, elle règle sur 20 ans. L’ancien propriétaire garde la jouissance de sa maison tant qu’il est valide. Cathy qui vit à coté dans une autre petite maison, assure une présence et soutient l’ancien propriétaire .

Jean Claude s’installe en production de spiruline, en louant des anciennes « usines » à lapin. Une excellente reconversion de ces bâtiments d’élevage hors sol, qui nécessite un investissement de 12 000 €, financé à hauteur de 50% par le département, la région et l’état, sur des budgets insertion par l’economie, et pas un centime sur des budgets agricoles…

Christophe est céréalier BIO , producteur de farine, il a installé chez lui 2 maraîchers bio, sur chacun un hectare. Des contrats d’entraide ont été signé, un tracteur a même été acheté en copropriété, sans les contraintes de la formule sociétaire.

Sylvain s’installe éleveur et charpentier. 27 ans, un BTS ACSE et un CAP de charpentier, il va monter un troupeau de 16 vaches gasconnes, avec vente directe de colis de viande, et il va être hébergé par une coopérative d’activité, comme salarié entrepreneur charpentier, pendant 3 ans, avant de devenir également artisan.

De nombreux partenariats sont aussi engagés avec des communes ou communautés de communes afin d’installer des maraîchers bio, et initier des AMAP.

Michel RELIER, Conseiller Agricole ADEART, adear.tarn chez free.fr