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Appel urgent : La solidarité n’est pas un délit

27 février 2009

La solidarité n’est pas un délit !
Le 19 juin 2008, des militants du réseau éducation sans frontières, des travailleurs sociaux du quartier
d’Empalot, de simples citoyens, se sont rendus à l’aéroport de Toulouse Blagnac afin d’apporter leur
soutien à M. G, en instance d’expulsion.

Suite à ce rassemblement, une vingtaine de personnes ont été mises en cause pour avoir franchi un
portique de sécurité. Convoquées pour une audition par la Police de l’Air et des Frontières durant l’été,
elles viennent de se voir notifier cette mise en cause pouvant entraîner une amende jusqu’à 750
euros.

Suite à un délai de 30 jours, il appartiendra au Préfet de la Haute-Garonne de décider s’il maintient ou
non ces amendes. Si tel était le cas, cette décision ne pourrait être interprétée que comme une
volonté de réprimer l’action des personnes qui soutiennent les familles de sans papiers.

Rappelons que la décision d’expulsion de M. G et de séparation de la famille était apparue alors
comme emblématique du durcissement de la politique du gouvernement envers les étrangers. Elle a
suscité, à ce titre, une vive émotion et une mobilisation de l’opinion publique dont la presse s’est fait
largement l’écho.

Nous réaffirmons aujourd’hui notre soutien à la famille G et nous demandons à M le Préfet de la
Haute-Garonne de réexaminer leur dossier, afin de mettre fin à une situation inacceptable.
Nous demandons qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre des personnes mises en cause.

La solidarité ne peut être condamnée, la famille G doit pouvoir vivre ensemble et dignement en
France !

Premiers signataires : resf 31

Rappel des faits

La famille G est arrivée en France de manière parfaitement régulière. Née en France avant
1962, Mme G s’était vue délivrer des documents d’identité française et avait par la suite fait
venir sa famille par la procédure légale dans le courant de l’année 2006.
Par la suite, du fait d’une erreur dans ce dossier commise par les services préfectoraux, la
famille s’est retrouvée en situation irrégulière avec toutes les conséquences inhérentes.
Situation d’autant plus paradoxale que durant 18 mois, Mme G avait pu travailler en CDI, les
enfants étaient scolarisés.
Le 11 juin 2008, la famille a été parrainée en Mairie de Toulouse en présence de M. COHEN.
Six jours plus tard, M. G était interpellé le 17 au soir et placé au centre de rétention dans la
soirée du 18 juin, pour une expulsion le 19 juin, sans même avoir revu sa femme et ses cinq
enfants, toujours présents en France. Une procédure voulue extrèmement rapide, ne laissant
aucune possibilité de recours...