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Elections municipales de Toulouse

L’association Plus Jamais Ça, Ni ici ni ailleurs interpelle les candidats

4 mars 2008

Aux candidats à la mairie de Toulouse,

Mesdames, Messieurs,

Suite à l’explosion d’AZF le 21 septembre 2001, la chimie toulousaine a beaucoup évolué
et évolue encore. Grande Paroisse a fermé, un cancéropôle est en construction a sa
place. SNPE-Isochem a réduit ses activités et ouvre de nouvelles activités.

Lors de la dernière séance de la CLIP, M. Leconte, directeur du site SNPE-Isochem nous
a appris que des « recherches dans le domaine des nanotechnologies » allaient démarrer
sur l’île du Ramier.
Plus Jamais Ca ni ici ni ailleurs de la Croix de Pierre, association de sinistrés d’AZF,
membre de la CLIP s’interroge sur la pertinence de l’ouverture de cette activité, et
s’inquiète auprès des candidat-e-s aux municipales sur la connaissance qu’ils-elles ont de
cette situation.
Nous vous prions de bien vouloir trouver ci dessous quelques unes de nos interrogations :
* En tant que futur-e maire de la ville de Toulouse, vous estimez-vous suffisamment
informé-e sur ces projets nanotechnologiques et plus généralement sur ces activités et
ses annexes amont et aval ?
* Pensez-vous que l’environnement réglementaire autour des nanotechnologies est
adapté, permet à l’activité économique de se dérouler tout en protégeant les riverains ?
* Savez-vous quels sont les services de l’état en charge du suivi et du contrôle de ces
activités ?
* Pensez-vous que les services de secours sont suffisamment formés aux risques liés aux
nanotechnologies en cas d’accident ?
* Pensez-vous que les riverains soient suffisamment informés de la conduite à tenir en cas
d’accident ?

D’autre part, le procès de l’explosion d’AZF aura lieu à l’automne 2008. Aucune collectivité
territoriale n’a exprimé jusqu’à présent son intention de se porter partie civile lors de ce
procès, estimant que les compensations financières individuelles fournies par Total
suffisent à éteindre la douleur des riverains. A l’encontre d’une telle posture, les sinistrés
pensent que la présence de leurs institutions élues dans la salle d’audience serait une
aide non négligeable pour aider à l’émergence de la vérité autant que pour aider à
l’explicitation des mécanismes chimiques, juridiques, économiques, politiques ou humains
qui ont abouti à cette catastrophe. Il est clair pour de très nombreuses personnes
sinistrées que les communes, le département et la région doivent représenter
symboliquement dans ce moment de vérité, la société civile de l’agglomération
toulousaine, meurtrie mais non encore dédommagée. Comment en effet « dédommager »
une culture, une communauté, une vie de quartier, un tissu de liens sociaux, si ce n’est
par des actes de leurs représentants signifiant le soutien, l’empathie, la compréhension à
l’égard des blessés ?

En vous remerciant de bien vouloir nous répondre, recevez, Mesdames, Messieurs, nos
salutations militantes

PJCNina-CdP


Association Plus Jamais Ça, Ni ici ni ailleurs —Croix de Pierre
105 avenue de Muret, 31300 Toulouse
pjcnina.cdp chez wanadoo.fr
http://pjcnina.fr